Le consentement aux soins : quelles différences entre le majeur et le mineur?

Publié le 06 mai 2026

Le consentement aux soins est un droit fondamental reconnu par le droit québécois. Il s'applique différemment selon que la personne est majeure ou mineure. À notre cabinet, nous accompagnons des clients confrontés à des situations où ce droit est remis en question. Ainsi, qu'il s'agisse d'un refus de soins, d'un désaccord familial ou d'une inaptitude, nous pouvons vous conseiller. Une consultation permet souvent de clarifier vos droits et d'agir de façon éclairée.

Infirmière présentant un formulaire de consentement aux soins à un patient assis à ses côtés

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Le consentement aux soins est un principe fondamental du droit civil et du droit de la santé. Il repose sur l'idée qu'aucun soin ne peut être prodigué sans l'accord de la personne. Cet accord doit être libre et éclairé. La Charte québécoise des droits et libertés de la personne confirme d'ailleurs ce principe. Elle protège spécifiquement le droit à l'intégrité de tout être humain.

Toutefois, les règles applicables au consentement aux soins varient selon l'âge de la personne visée. Elles diffèrent notamment selon qu'elle soit mineure ou majeure. Cette distinction soulève régulièrement des questions. C'est le cas tant pour les professionnels de la santé que pour les parents et les proches.

Le consentement aux soins chez le majeur

En droit québécois, toute personne majeure est présumée apte à consentir aux soins qui la concernent. Cela signifie que le majeur décide seul des soins qui lui sont proposés.

Cela s'applique qu'il s'agisse d'un examen médical, d'un traitement ou d'une intervention chirurgicale. Pour être valide, le consentement aux soins doit être libre et éclairé. Il doit également être donné par une personne apte à comprendre la nature du soin, ses risques et ses conséquences.

Le majeur conserve également le droit de refuser un soin. Ce refus peut parfois entraîner des conséquences graves pour sa santé. Le rôle du professionnel de la santé consiste alors à informer adéquatement la personne. Il ne peut toutefois pas l'obliger à recevoir un traitement contre sa volonté.

Lorsque le majeur devient inapte à consentir, la situation change. C'est notamment le cas en raison d'un trouble cognitif ou d'une perte de conscience. Le consentement sera alors donné par son représentant légal, selon les règles prévues par la loi.

Le consentement aux soins chez le mineur

La situation est plus nuancée lorsqu'il s'agit d'un mineur. En principe, ce sont les parents ou le titulaire de l'autorité parentale qui consentent aux soins requis. Cette règle reflète la responsabilité légale des parents de veiller à la santé de leur enfant.

Cependant, selon l'article 14 du Code civil du Québec, le mineur bénéficie d'une certaine autonomie. Celle-ci varie en fonction de son âge, de sa maturité et de la nature des soins. Ainsi, à compter de 14 ans, le mineur peut consentir seul à des soins requis par son état de santé.

Dans ce cas, l'accord des parents n'est pas requis. Il le sera toutefois lorsque le soin présente un risque sérieux pour la santé du mineur. Cette disposition vise à respecter l'évolution de la capacité de discernement de l'adolescent. Elle maintient néanmoins une protection accrue dans les situations plus graves.

Pour les mineurs de moins de 14 ans, le consentement doit être donné par les parents ou le représentant légal. Cela s'applique pour tout type de soins de santé. Cela dit, l'opinion du mineur demeure pertinente. Elle doit être prise en considération lorsque son âge et sa capacité de compréhension le permettent.

Enjeux pratiques et sources de litige

Les questions de consentement aux soins peuvent devenir particulièrement sensibles. C'est notamment le cas en situation de désaccord entre un mineur et ses parents. Elles peuvent également susciter des conflits entre les parents eux-mêmes.

De plus, des tensions peuvent surgir lorsque des soins sont refusés pour des motifs religieux, culturels ou personnels.

Dans certaines situations exceptionnelles, un tribunal peut être appelé à intervenir. Il peut ainsi autoriser des soins jugés nécessaires pour préserver la santé ou la vie du mineur. Cela peut s'appliquer même malgré l'opposition parentale.

Conclusion

La distinction entre le consentement aux soins du majeur et celui du mineur repose sur un équilibre délicat. Elle cherche à concilier autonomie individuelle et protection des personnes vulnérables.

Si le majeur dispose d'une liberté décisionnelle étendue, le mineur voit cette autonomie reconnue de façon progressive. Elle évolue en fonction de son âge et de sa capacité de discernement.

Ces questions se situent à la croisée du droit, de l'éthique et de la santé. Elles méritent ainsi une attention particulière. Une analyse juridique adaptée au contexte précis demeure souvent essentielle. Elle permet de prévenir ou de résoudre les conflits liés au consentement aux soins. À notre cabinet, nous sommes là pour vous accompagner dans ces démarches délicates.

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